Plan de relance, c'est parti !

"50 projets pour redynamiser l'économie"

http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2009/01/30/01006-20090130ARTFIG00253-plan-de-relance-c-est-parti-.php 

En exclusivité, «Le Figaro Magazine» dévoile 50 des plus gros projets qui bénéficieront du label Plan de relance annoncés lundi prochain par le Premier ministre.

Le 4 décembre 2008 : à Douai, dans le Nord, Nicolas Sarkozy annonce qu'il mobilise 26 milliards d'euros pour le plan de relance de l'économie française.4 février 2009 : la loi permettant l'application de ce plan portée par le ministre de la Relance, Patrick Devedjian, sera définitivement adoptée par le Parlement.
Entre-temps, lundi prochain, à l'occasion du CIADT (comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire) de Lyon, le Premier ministre, François Fillon, aura annoncé les 1 000 projets labellisés par l'Etat dans le cadre du plan de relance.

Il n'aura fallu que deux mois pour pouvoir commencer la mise en application du plan annoncé par le chef de l'Etat. Un temps record sous la Ve République.

«Le premier effet de la relance doit être l'emploi»

Pour le ministre en charge de ce dossier prioritaire, «les 1 000 projets ne sont qu'un début».

Le FigaroMagazine Comment avez-vous sélectionné les 1 000 projets du plan de relance ?

Patrick Devedjian Ces 1 000 projets, qui vont être annoncés par le Premier ministre lundi prochain, répondent à des critères très précis. 1) Les travaux doivent impérativement démarrer en 2009. Si les délais ne sont pas tenus, l'Etat retirera son financement et le transférera à un autre projet. 2) Nous voulons une équité territoriale. Tous les départements, quelle que soit leur couleur politique, auront des projets financés par le plan de relance. 3) Nous recherchons un effet multiplicateur. Le financement de l'Etat doit entraîner d'autres financements, des collectivités locales et des entreprises, publiques et privées. 4) Chaque projet doit donner lieu à la réalisation d'un équipement durable qui restera un acquis de la compétitivité nationale. 5) Les projets soutenus doivent être identifiables et visibles. 6) Les projets doivent être créateurs d'emplois. 7) Les élus locaux doivent être associés au choix et au suivi des projets. Mais vous verrez, ces 1 000 projets ne sont qu'un début ! Ils vont faire des petits, et beaucoup d'autres vont éclore tout au long de l'année.

Le contre-plan de relance socialiste : un goût de déjà vu

Lors de la présentation mercredi du "contre-plan" de relance élaboré par le parti socialiste, sa première secrétaire, Martine Aubry, avait critiqué l'absence d'ambition du plan de relance du gouvernement. Patrick Devedjian, ministre chargé de sa mise œuvre, répond point par point aux objections de Martine Aubry et critique à son tour les mesures préconisées par les socialistes.

La France fait partie des pays qui ont le mieux résisté à la crise jusqu'à présent, ce qui témoigne de la solidité de ses fondamentaux économiques. Contrairement à ce que voudrait faire croire le Parti socialiste, l'origine de la crise actuelle est bien évidemment américaine et financière, et non pas structurelle.

A quoi sert le ministre de la relance ?

Depuis le 5 décembre, l'ex-secrétaire général de l'UMP s'est mué en VRP du plan anti-crise gouvernemental. Armé d'un budget de 26 milliards d'euros et directement rattaché au Premier ministre, il court sur tous les fronts, quadrille l'Hexagone, joue partout les pompiers. Avec un style décalé qui détonne dans le discours ambiant.

La Défense : Devedjian passe à l'attaque

Ministre de la relance depuis un mois, Patrick Devedjian n'en reste pas moins président du conseil général des Hauts-de-Seine, un poste auquel il a succédé, en juin 2007, à Nicolas Sarkozy. Dans le même temps, il a aussi pris la relève du président de la République à la tête de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense : l'EPAD, dont le rôle consiste à développer le site et à encaisser, en retour, les taxes versées par les promoteurs. Aux commandes du "Manhattan français", M. Devedjian est chargé d'une mission de confiance : poursuivre "à toute force" le "plan de renouveau" lancé par M. Sarkozy en février 2007. "J'ai promis de m'occuper des affaires de mon pote", insiste-t-il.

Aucune incompatibilité, selon lui, entre ses fonctions ministérielles et ses mandats locaux. Bien au contraire. Développer la Défense est crucial pour la "croissance du pays", ressasse-t-il, mais surtout vital pour les Hauts-de-Seine. "Si la Défense périclite, le conseil général fait faillite !", assure M. Devedjian. Grâce à la manne de la taxe professionnelle des 1 500 entreprises du quartier d'affaires, dont bénéficient aussi les communes de Puteaux et Courbevoie, les Hauts-de-Seine sont le département le plus riche de France, après Paris.