L'UMP, avec des instances locales et nationales renouvelées ou en passe de l'être, apure le bilan de son échec aux municipales et cantonales en sanctionnant les dissidents battus, et élabore sa stratégie de reconquête des régions en 2010.
"On a le désir d'anticiper la campagne des régionales pour ne pas rester trop longtemps dans les miasmes de l'échec", assurait mardi le secrétaire général Patrick Devedjian à la veille du premier bureau politique depuis la défaite. Cette réunion au sommet, chahutée par une mini crise gouvernementale en plein débat parlementaire sur les OGM, a avalisé le nouvel organigramme du parti présidentiel. La secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, au centre de la polémique, a donc fait profil bas pour son entrée dans la direction nationale pour seconder, "encadrer" selon certains au parti, M. Devedjian en compagnie de Xavier Bertrand. Comme promis au lendemain du deuxième tour des municipales, l'UMP s'est dotée d'une direction élargie à toutes les sensibilités de la majorité : centristes, villepinistes et chiraquiens. Mais elle s'appuie toujours largement sur l'équipe qui a accompagné Nicolas Sarkozy pendant la présidentielle : outre Xavier Bertrand, Rachida Dati, Rama Yade, Brice Hortefeux, et Roger Karoutchi, qui entend bien reprendre dans deux ans l'Ile-de-France à la gauche.