Devedjian: "Halte aux conservateurs de tout poil!"

Patrick Devedjian, le secrétaire général délégué de l'UMP et président du Conseil général des Hauts-de-Seine, répond aux critiques de Jean-Pierre Raffarin sur la TVA sociale et en profite pour régler quelques comptes. Il dénonce, surtout, les conservateurs de tout poil, réfracteurs à toute étude sur le pavé lancé dans la mare des législatives par Jean-Louis Borloo.

Le torchon brûlerait-il entre Raffarin et Devedjian ? Jean-Pierre Raffarin qui dénonce les inévitables répercussions de la TVA sociale sur le pouvoir d'achat, cela fait désordre au sein de la majorité, non ?
Je pense que ce qui a réussi au Danemark et en Allemagne mérite d'être regardé de près, au-delà des préjugés.

Devedjian: "Je ne souhaite plus devenir ministre"

Privé de gouvernement, Patrick Devedjian pourra se consoler avec la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine. Le député d'Antony (92) - déjà au poste de secrétaire général délégué de l'UMP - a été élu vendredi à la tête de ce riche et puissant département, fief du nouveau président de la République. Il réserve au JDD sa première interview. Extraits.

Succéder à Nicolas Sarkozy, est-ce une grosse pression ?
C'est un honneur et une responsabilité, l'exigence d'être à la hauteur. Je suis surtout impressionné par la charge de travail. Le conseil général est une très grosse machine, avec 470 dispositifs sociaux différents.

Devedjian: "La victoire doit être la plus large possible"

On annonce une vague bleue. Quelle majorité souhaitez-vous ?
La plus large possible. Le programme du gouvernement et le calendrier de réforme sont très audacieux. D’ores et déjà, on voit les résistances et les conservatismes se mettre en œuvre pour empêcher ces projets. Plus le vote sera fort, et plus la volonté des Français de voir ces réformes ambitieuses mises en place, apparaîtra comme incontournable et il sera difficile de s’y opposer.

L’Etat de grâce est habituel, mais est cette fois-ci très fort. Vous y attendiez-vous?
Non. Il est dû à la stratégie très intelligente du Président de la République qui est immédiatement passé des promesses de réformes aux actes, comme avec la défiscalisation des intérêts d’emprunt. Le message reçu par le corps électoral est qu’il ne va pas tricher avec ses engagements.

Vers une France des propriétaires

On va reparler des législatives et aussi de ce cadeau fiscal aux propriétaires. Mais d’abord hier soir, les deux finalistes de la présidentielle s’affrontaient à nouveau, par meeting interposé, à distance. Pour N. Sarkozy, le meeting de la majorité présidentielle, au Havre, et pour les socialistes, S. Royal était au Zénith, avec tous "les éléphants"du PS. S. Royal, qui constatait que le masque est déjà tombé, et que le Président de tous les Français est déjà redevenu le Président d’un seul camp. Alors, partisan N. Sarkozy, hier soir ?
Je crois que c’est une véritable incompréhension de Mme Royal. Hier, on n’est pas dans l’incantation, comme au PS, on n’est pas dans la propagande électorale, comme au PS ; on est au contraire dans l’explication et l’annonce des projets gouvernementaux. Lorsque le président de la République dit que, par exemple, sur la déduction des intérêts des emprunts, ce sera pour tous les contrats en cours, on n’est pas dans la propagande politique, on est dans l’exposé et l’annonce d’une politique. Donc, cela n’a rien à voir.

France Europe Express

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