«L’UMP n’est à la botte de personne»

Par ALAIN AUFFRAY

Après les journées parlementaires de Strasbourg qui ont mis en évidence, la semaine dernière, de sérieuses divergences au sein de la majorité - notamment sur l’ouverture prônée par le président de la République et sur l’introduction de la proportionnelle au Parlement -, le conseil national de l’UMP, qui se réunit samedi, à la Mutualité à Paris, aura valeur de test pour mesurer l’ampleur de la grogne au sein de la majorité. Ou les effets de la reprise en main, opérée mercredi par Nicolas Sarkozy, lors de son discours à l’Elysée devant les parlementaires.

"Les 4 vérités"

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http://les-4-verites.france2.fr/index-fr_1024.php?id_article=805

A partir d’aujourd’hui, les militants de l’UMP votent pour décider de leur nouvelle organisation, on va en parler. Mais je voudrais d’abord revenir sur ce qu’a dit hier F. Fillon. Il a annoncé que la réforme des régimes spéciaux de retraites était prête, qu’elle pouvait intervenir rapidement...
Le Gouvernement est prêt.Cela veut-il dire que cette réforme va intervenir avant la fin de l’année, alors qu’on pensait que cela se ferait en 2008 ?Non, pas du tout. D’ailleurs, le rendez-vous est en 2008, mais il y a une négociation sociale qui doit avoir lieu, et le Gouvernement s’y est préparé, il sait où il va.

Alors, à propos de négociations sociales, les syndicats répondent : si la réforme est prête, la négociation qui aura lieu ne servira à rien.
Est-ce que cela veut dire que les syndicats, eux, ne sont pas prêts, qu’ils ne savent pas ce qu’ils veulent, qu’ils ne savent pas où ils vont ? J’imagine que non.

La politique d'ouverture sera prolongée à l'occasion des élections municipales

La politique d'ouverture menée par Nicolas Sarkozy est-elle bien perçue par les militants de l'UMP?

Cette politique est fortement approuvée par les Français. Elle témoigne de la fin d'une époque. Un des grands handicaps de la société française à se réformer et à se moderniser est dû à l'antagonisme systématique entre la droite et la gauche. La politique d'ouverture de Nicolas Sarkozy n'est pas une opération de déstabilisation de la gauche, c'est un changement profond de la gouvernance en adéquation avec les aspirations de la société.

La proportionnelle en débat

Patrick Devedjian répond aux questions de Judith Waintraub sur la répartition des responsabilités à L'UMP, l'introduction de la proportionnelle aux législatives, la proposition de Martin Hirsch sur le remboursement des frais de santé, le bouclier fiscal et l'autonomie des universités.

La question de l'autonomie des universités est capitale

Report de l’examen en Conseil des ministres, concession aux syndicats étudiants et aux syndicats enseignants, est-ce que l’autonomie des universités oblige N. Sarkozy a sa première reculade ?

Si l’on prend huit jours de plus pour discuter, pour mettre au point le texte, je trouve que c’est très sage.

C’est "mettre au point" ou c’est le vider un peu de son contenu le plus audacieux ?

Non. La question de l’autonomie demeure et elle est capitale, parce que ce qui compte, finalement, c’est ce qu’on va sortir comme étudiants de nos universités. Est-ce que ce sera des étudiants qui seront davantage en phase avec les besoins de notre économie ? Une université qui fabrique tant de chômeurs c’est préoccupant tout de même.