Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Patrick Devedjian.
Patrick Devedjian : Bonjour.
L'UMP,
avez-vous dit lundi, demande avec force le démantèlement définitif des
35 heures ? Xavier Bertrand, ministre du Travail, puis Nicolas Sarkozy,
président de la République, vous ont désavoué. C'est pas trop dur, ce
matin, Patrick Devedjian ?
C'est pas dur d'abord, parce que le Parti de l'UMP, ce n'est pas le gouvernement.
C'est différent ?
C'est différent.
Il est à la pointe...
Et sa vocation, c'est d'être en avant du gouvernement que d'ouvrir des
débats, de déminer des débats. Les 35 heures, vous savez, il y a dix
ans que la Droite critique les 35 heures. Dix ans. A juste raison parce
que les 35 heures, ça a ravagé le pouvoir d'achat, ça pèse aujourd'hui
encore pour 15 milliards sur le Budget de l'Etat, c'est-à-dire que
l'Etat finance des allègements de charge, c'est-à-dire subventionne
pour ne pas travailler. On peut peut-être en faire un meilleur usage de
cet...
Donc, vous persistez ce matin, Patrick Devedjian, vous demandez la disparition des 35 heures ?
Bien sûr, c'est un vrai sujet. Bien sûr, c'est un vrai sujet.