Devedjian : "Coordonner les plans de relance en Europe"

Journée spéciale consacrée à la crise aujourd’hui sur France Info. A cette occasion le ministre de la Relance Patrick Devedjian était l’invité de Raphaëlle Duchemin ce matin. Il rejette les accusations de protectionnisme faites à la France et préfère insister sur le besoin de coordination des plans de relance au sein de l’Union Européenne.“Le vrai sujet c’est la coordination de nos plans de relance".
Alors qu’il part pour une tournée européenne en Italie, en Allemagne, en Grande-Bretagne et en République Tchèque, le ministre de la relance Patrick Devedjian rejette les accusations de protectionnisme faites à la France. En effet, les critiques des partenaires européens ne se sont pas faites attendre après la demande de Nicolas Sarkozy à l’industrie automobile de ne pas délocaliser. Des attaques contre la violation des règles européennes que rejettent Patrick Devedjian.

“Nous ne voulons pas de protectionnisme, insiste le ministre de la Relance. Et de s’expliquer : “Quand on sauvegarde Renault ou Peugeot en France, on sauvegarde aussi les entreprises à l’étranger (…) parce qu’il est plus facile de fermer des entreprises à l’étranger qu’en France quand ça va mal.

Invité de Christophe Barbier

Manifestations et grève aujourd’hui dans les universités. V.Pécresse doit-elle retirer son décret prévoyant un nouveau statut pour les enseignants-chercheurs ?

Je ne crois pas mais il faut discuter. En tous les cas, elle a fait un travail formidable, exceptionnel, jamais d’ailleurs aucun gouvernement n’a fait autant d’efforts pour la recherche ; ça a commencé évidemment par le crédit impôt recherche, mais en même temps, la réforme de la recherche est tout à fait indispensable pour lui donner la crédibilité internationale.
L’évaluation est au coeur de la discussion.

Interview de Patrick Devedjian par N. Demorand

Hier, F. Fillon annonce 1.000 chantiers pour la relance, et C.Lagarde, ministre de l’Economie, dans le train qui vous emmenait tous à Lyon, vous, les ministres, indique que la croissance seranégative et que le chômage continuera à augmenter. D’où la question : il relance quelque chose, ce plan de relance?

Bien sûr, il relance l’activité, il crée du travail. La crise crée du chômage, le plan de relance crée de l’emploi.Combien d’emplois ?Je ne vais pas faire de pronostic, mais au moins 100.000 emplois, et sans doute bien davantage. Cela dépendra aussi des effets multiplicateurs que nous aurons ; des travaux en entraînent d’autres.

Combien de points ou de dixièmes de point de croissance, d’après vous ?

C’est une estimation, mais elle est à 1,3.

Le plan de relance pourrait générer...

... créer 1,3 point de croissance.

Devedjian : «Ma mission à l'UMP est accomplie»

«Nous avons réussi la transformation d'un parti de conquête en parti de soutien des réformes».

INTERVIEW - Le secrétaire général de l'UMP prône des listes d'union avec le Nouveau Centre aux européennes.

LE FIGARO. - L'UMP peut-elle jouer les conciliatrices sur des sujets qui divisent la majorité, comme le travail du dimanche?
Patrick DEVEDJIAN. - Elle le doit et elle le fait. Les voies d'un consensus existent. J'ai moi-même proposé, lors de la réunion du groupe UMP à l'Assemblée, que la grande distribution alimentaire soit exclue de la proposition Mallié. L'idée a été très largement approuvée, mais, malheureusement, les adversaires du texte avaient déjà envoyé leur pétition à la presse…Qu'avez-vous pensé de cette tribune ?Je ne suis pas favorable à la méthode. Toutes les positions, toutes les controverses sont légitimes en discussion de groupe, mais ce n'est pas parce qu'on est minoritaire qu'on doit aller pétitionner en place publique !

Devedjian: "on n'a jamais réussi à marier extrême gauche et centrisme"

Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, a affirmé dimanche soir, après le Congrès socialiste de Reims où la question des alliances a été centrale, qu'on "n'a jamais réussi à marier l'extrême gauche et le centrisme, personne n'a jamais réussi depuis 50 ans".
Invité de Dimanche soir politique (i-Télé, France Inter, Le Monde), il a estimé que le Parti socialiste n'arrivait pas à "se mettre au clair" sur ses alliances."Pour faire ce que dit Ségolène Royal, s'ouvrir à une partie, de plus en plus faible d'ailleurs, du centre, il faut d'abord que le PS clarifie sa position au regard de l'extrême gauche", selon M. Devedjian.