Seul l'investissement relancera la croissance

 

L’investissement est le seul moteur d’une croissance durable et de la création d’emplois : l’investissement public, celui de l’Etat et des collectivités territoriales qui relance l’activité sans créer de coûts de fonctionnement nouveaux, et plus encore l’investissement privé qui crée les entreprises de demain, favorise l’innovation, accroit la production et la richesse du pays.

Or notre pays taxe sévèrement le capital, bien plus que ses voisins, et n’incite donc personne à investir puisqu’il n’y a aucun espoir de rentabilité. Et le gouvernement actuel n’a plus les moyens d’investir (ainsi il retarde le métro du Grand Paris Express) et, pire, assèche les possibilités d’investissement des collectivités puisqu’il réduit leurs capacités financières.

Ce gouvernement semble persuadé qu’en augmentant l’impôt et en partageant toujours plus la richesse nationale, il va résoudre la crise que nous connaissons. Notre pays ne fait que s’y enfoncer. La production stagne, les cerveaux fuient, le dynamisme est découragé, notre chômage atteint des sommets, et ce ne sont pas les emplois aidés qui vont donner à nos jeunes le goût d’entreprendre.

L’investissement public aujourd’hui inexistant

En 2009, le gouvernement de l’époque n’a pas relancé la croissance mais il a considérablement amoindri en France la récession mondiale. Une simple comparaison permet d’en juger : alors que l’Allemagne atteignait une récession de 4,9%, la France se limitait à 2,5%. En 18 mois le gouvernement a permis 38 milliards € d’investissements. Un fort soutien à l’investissement est en effet l’élément majeur du soutien à une économie en déclin. Le soutien à la consommation ne produit pas  de résultats durables comme le croient les cancres prétendus keynésiens.

En période d’incertitudes les ménages développent une épargne de précaution et cela malgré toutes les incitations publiques ; même la baisse historique des taux d’intérêt ne suffit pas à créer un mouvement de désépargne.

L’investissement crée de l’emploi, de la compétitivité, de l’attractivité, du profit et de l’optimisme.

L’Etat impécunieux et vivant au-dessus de ses moyens est incapable d’investir. Alors que 75% de l’investissement public est aujourd’hui le fait des collectivités locales, il est désormais en panne de ce côté-là aussi.

Le gouvernement a annoncé que la voirie départementale et les constructions de collège seront à l’avenir transférées aux régions, elles-mêmes en cours de transformation. Il a ainsi stoppé tout investissement dans ces domaines. Ce n’est qu’un exemple mais il est significatif et représente un investissement annuel très fort. La France a un des meilleurs réseaux routiers du monde entretenu par une administration expérimentée, l’annonce du transfert vers une administration nouvelle à créer paralyse tous les projets à venir.

En 2008, pour encourager l’investissement public des collectivités territoriales, le gouvernement avait décidé que celles qui investiraient au moins autant que l’année précédente se verraient de manière pérenne rembourser de la TVA l’année suivante et non pas deux ans après comme cela avait été la règle jusque-là. La mesure fut très efficace.

Au lieu d’encourager les collectivités locales, le gouvernement actuel a fait le contraire en matière de logements sociaux et privés. Les socialistes eux-mêmes ont fini par comprendre que la loi Duflot, qu’ils avaient votée, a gravement ralenti une activité déjà en difficulté. Les délais administratifs ont été allongés, les tutelles alourdies, les charges financières augmentées, les coûts accrus, les libertés réduites…

L’investissement privé découragé faute de rentabilité

Quant à l’investissement privé, qui ne voit au fil des ans, les quartiers généraux des entreprises françaises s’écarter de notre pays et, plus discrètement, leur développement se faire à l’étranger ? Londres est devenue une des premières villes françaises et Bruxelles est sur ses pas.

Par quel miracle Londres est-elle devenue la capitale financière de l’Europe, alors que sa monnaie est étrangère, si ce n’est en raison de la disparité des régimes financiers et fiscaux ?

Proclamer « consommons français », le slogan du Parti Communiste des années 50, ne tient pas lieu de politique industrielle, alors que notre pays exporte aujourd’hui environ 25% de sa production.

Il serait bon d’orienter fortement l’épargne vers l’entreprise quand aujourd'hui il suffit de lire Wikipedia pour savoir, malheureusement, qu’en Belgique la plus-value sur les cessions d’actions est gratuite, qu'en Angleterre elle est forfaitisée à 18% et qu'en France elle est d’abord soumise à 15,5% de prélèvement sociaux auxquels s’ajoute l’impôt sur le revenu, le total pouvant atteindre un maximum de 62,2%. Certes il y a une exonération heureuse du Plan d’Epargne en Actions mais cela ne fait ni les grandes transactions financières ni le succès de la place financière.

L’impôt est devenu en France dissuasif de l’investissement et donc de la croissance, son niveau s’explique par une dépense exorbitante et prédatrice d’un Etat central tentaculaire.

Les socialistes qui professent la détestation de l’argent ne devraient pas oublier que s’il est « le pire de maîtres il peut être le meilleur des serviteurs ». Et que le partage est une excellente chose à condition qu’il y ait quelque chose à partager. Relançons donc l’investissement dans tous les domaines, industriel, services, logement, en le rendant clairement rentable par une défiscalisation massive !

Ajouter un commentaire