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UMP: "les Américains ont élu le rêve américain"

Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, a salué mercredi la victoire de Barack Obama à la présidentielle aux Etats-Unis, estimant que "les Américains ont élu le rêve américain"."Les Américains ont aujourd'hui élu le rêve américain. En quelques heures, les Etats-Unis sont redevenus aux yeux du monde ce qu'ils ont commencé d'être au jour de leur création : le pays de la jeunesse et de l'égalité, la nation de tous les possibles, un modèle pour les peuples démocratiques et ceux qui aspirent à le devenir", affirme-t-il dans un communiqué.

«Le PS n'a pas de présidentiable»

A deux semaines du congrès socialiste de Reims, Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, analyse le débat au sein du PS. 

La crise financière n'est-elle pas en train de relégitimer la doctrine sociale-démocrate...
C'est plus compliqué que ça. La crise relégitime moins la social-démocratie que la régulation. Or ce dernier concept n'est pas l'apanage des sociaux-démocrates. Les libéraux ne devraient pas oublier que le marché ne fonctionne que s'il est loyal et donc contrôlé. Il n'y a que l'Etat à pouvoir jouer ce rôle. L'absence d'Etat ce n'est pas le libéralisme, c'est l'anarchie.
 
Tout de même Nicolas Sarkozy reprend à son compte des idées clairement marquées à gauche comme le traitement social du chômage...

Il y a six mois, on l'accusait d'être ultralibéral. Aujourd'hui, on lui reproche d'être social-démocrate. La vérité, c'est qu'en période de crise, il n'y a pas de place pour l'idéologie. Il s'agit de mettre tout en œuvre pour limiter l'impact de la crise sur les ménages et les entreprises. L'heure est au pragmatisme. Quand il y a le feu à la maison, on ne rationne pas l'eau.
 
Qui de Bertrand Delanoë, Martine Aubry ou Ségolène Royal serait l'opposant le plus coriace face à Nicolas Sarkozy ?
Le problème n'est pas de savoir lequel serait le plus coriace, mais bien lequel serait le plus utile à la France. J'ai le sentiment qu'aucun ne s'impose à la société française. Précisément en ce moment le débat interne au PS devrait être d'une grande richesse intellectuelle. Or, ce qui me frappe c'est sa vacuité. C'est navrant. Il est vrai que le PS n'a pas de chance puisque les sociaux-démocrates comme les libéraux sont en parfait accord avec la politique de Nicolas Sarkozy ; il est d'autant plus difficile pour l'opposition de construire un projet alternatif.

Invité de Christophe Barbier


La bonne solution c’est que Nicolas SARKOZY redevienne le chef official de l’UMP avez-vous déclaré hier sur lci.fr en constatant que les ambitions présidentielles des plus jeunes, les incitaient à vouloir contrôler le parti. Alors qu’avez-vous voulu dire exactement ?
D’abord je ne suis pas sûr que ce soit la préoccupation numéro un des Français en cette période de crise que les affaires intérieures des partis. Bien sûr, la vie continue pour autant et le fond de notre problème, c’est que nous voulons moderniser notre parti.

Un parti moderne et efficace ça peut aider quand même.
Voilà ça peut aider et puis on regarde ce qui se passe au Parti socialiste, franchement on ne voudrait pas que ça nous arrive. Donc on réfléchit à une meilleure organisation. Nous avons une réflexion stratégique sur la modernisation de notre parti.

Alors la meilleure organisation pour vous, c’est que le président de la République redevienne le président officiel du parti ?
Non, un parti politique a besoin d'un leader et notre leader, pour se faire entendre et pour avoir de la crédibilité, et notre leader naturel c’est évidemment le président de la République. D’abord, parce qu’il est le rénovateur de notre parti, il en est l’inspirateur et puis il faut bien le dire dans toutes les démocraties du monde le chef de l’exécutif, c’est celui du parti vainqueur. Il y a que chez nous où on vit un peu depuis une cinquantaine d’années sur cette hypocrisie.

Hauts-de-Seine: Devedjian met fin à la coopération héritée des années Pasqua

Le patron du conseil général des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian (UMP), a fait voter vendredi la dissolution de la SEM Coopération 92, une structure d'aide au développement héritée des années Pasqua et dont l'opposition de gauche a toujours dénoncé "l'opacité".
   La "dissolution à l'amiable" de cette structure unique en son genre, qui associait élus et entreprises au sein de son conseil d'administration (CA) pour développer des projets d'aide aux pays pauvres en Afrique et en Asie, a été adoptée à la quasi-unanimité. Seul l'élu Verts Vincent Gazeilles a voté contre une partie des nouveaux projets.
   Les élus communistes, qui avaient toujours refusé de siéger au CA de cette structure, ont même débouché le champagne dans l'hémicycle pour fêter l'événement, qualifié "d'historique à l'échelle du département" par l'un d'eux, Patrice Leclerc.
   Société d'économie mixte créée en 1991 par le patron des Hauts-de-Seine de l'époque, Charles Pasqua (1988-2004), la SEM Coopération 92 disposait d'un budget annuel oscillant entre 4 et 5 millions d'euros.

Pour les PME, l'UMP plaide pour un Small Business Act "à l'européenne"

Le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, et Frédéric Lefebvre, porte-parole du parti, ont défendu mercredi l'idée d'un Small Business Act (SBA) "à l'européenne", à l'occasion de la deuxième édition des "ateliers du changement" de l'UMP.
Au cours de ce débat diffusé en direct sur le site internet du parti, M. Devedjian a plaidé pour un SBA "à la française ou à l'européenne", en référence à une loi votée par le Congrès américain en 1953 et visant à favoriser les petites et moyennes entreprises (PME) en leur réservant des marchés publics. Cette "vieille revendication" est une "bonne idée", a déclaré M. Devedjian.