Ministre de la relance depuis un mois, Patrick Devedjian n'en reste pas moins président du conseil général des Hauts-de-Seine, un poste auquel il a succédé, en juin 2007, à Nicolas Sarkozy. Dans le même temps, il a aussi pris la relève du président de la République à la tête de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense : l'EPAD, dont le rôle consiste à développer le site et à encaisser, en retour, les taxes versées par les promoteurs. Aux commandes du "Manhattan français", M. Devedjian est chargé d'une mission de confiance : poursuivre "à toute force" le "plan de renouveau" lancé par M. Sarkozy en février 2007. "J'ai promis de m'occuper des affaires de mon pote", insiste-t-il.
Aucune incompatibilité, selon lui, entre ses fonctions ministérielles et ses mandats locaux. Bien au contraire. Développer la Défense est crucial pour la "croissance du pays", ressasse-t-il, mais surtout vital pour les Hauts-de-Seine. "Si la Défense périclite, le conseil général fait faillite !", assure M. Devedjian. Grâce à la manne de la taxe professionnelle des 1 500 entreprises du quartier d'affaires, dont bénéficient aussi les communes de Puteaux et Courbevoie, les Hauts-de-Seine sont le département le plus riche de France, après Paris.