Hommage aux victimes des attentats du vendredi 13 novembre 2015

Lundi 16 novembre 2015 à 12h, dans la cour d’honneur de l’Hôtel du Département à Nanterre -

 Discours de Patrick Devedjian : 

 "Mesdames et Messieurs, Chers amis,

 Merci d’abord à tous de participer à cette cérémonie commémorative.

 Notre pays a été affronté à une terrible tragédie qui nous touche tous, qui nous affecte tous. Nos pensées vont d’abord vers les victimes qui pourraient être n’importe qui d’entre nous, nos enfants, nos parents, tant il est vrai que ces crimes abominables ont frappé aveuglement avec, malgré tout, une cible vers la jeunesse.

Mais, nous ne devons pas non plus perdre de vue l’essentiel. L’essentiel, ce sont nos valeurs : les valeurs sur lesquelles est fondée notre société et le vivre ensemble.

D’abord bien sûr, notre liberté. Notre liberté à laquelle personne ne peut toucher.

Ensuite, notre dignité. Et là non plus, personne ne peut nous faire baisser la tête. Nous sommes une grande nation, avec une histoire, brillante, glorieuse. Nous sommes une partie forte de ce qu’est la civilisation. Sans la France, la civilisation, ce qu’on appelle la civilisation, ne serait pas ce qu’elle est.

Notre dignité on n’y touchera pas !

Et enfin, troisième valeur que je place à égalité avec les deux autres, la tolérance. Nous sommes un peuple avec des sensibilités, des origines diverses, des différences. Mais en même temps une profonde unité. Et ce que nos ennemis veulent, c’est faire disparaitre ces trois valeurs : notre Liberté, notre Dignité et notre Tolérance.

Nous devons rester debout ! Nous devons continuer à vivre de la même manière qu’avant. Ils ne peuvent pas changer nos vies, ils ne peuvent pas changer nos cœurs, ils ne peuvent pas changer nos cerveaux. Ils peuvent tout juste prendre nos vies. Mais il y a des choses plus importantes encore qui nous dépassent nous même, c’est la civilisation que nous avons construite et qui est celle de notre avenir et de nos enfants.

Nous pensons à ceux qui sont tombés, injustement, aveuglément, mais pas inutilement. Ils nous ont rappelé l’essentiel, ils nous tiennent éveillés.

Nous allons maintenant faire une minute de silence pour eux.

[Minute de Silence observée]

Je vous remercie. Nous pourrions peut-être, parce que c’est ce qui nous rassemble, chanter la Marseillaise.

[Marseillaise chantée par les agents du Département autour du Président]

Ils ne nous auront pas !"

Ajouter un commentaire