Biographie

 

(voir ma bio personelle infra)

Né le 26 août 1944 à Fontainebleau (Seine-et-Marne). 

Etudes à l'école communale de La Frette-sur-Seine (Val d'Oise), au Collège arménien de Sèvres, au Lycée Condorcet à Paris, à la Faculté de droit d'Assas et à l'Institut d'études politiques de Paris.

Marié depuis 1969 avec Sophie Vanbremeersch, 4 enfants, 10 petits-enfants.

Avocat au barreau de Paris (1970).

Co-fondateur de la revue libérale Contrepoint sous l'inspiration et le patronage de Raymond Aron (1970).

Vice-Président du Mouvement européen (France) jusqu'en janvier 2002.

Auteur de Le Temps des Juges (1996, Flammarion), de Penser la Droite (1999, Coll. "Tribune Libre", Plon) et de A moi le ministère de la parole ! (entretien avec Emmanuel Kessler, 2006, Editions de l'Archipel).

Mandats :

Maire d'Antony (1983-2002).

Député de la 13ème circonscription des Hauts-de-Seine (Antony, Bourg-la-Reine, Châtenay-Malabry, Sceaux)  de 1986 à 2017 voir ma déclaration d'intérêts et d'activités auprès de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique.

Conseiller général du canton de Bourg-la-Reine/Antony-nord de 2004 à 2015. Président du Conseil général des Hauts de Seine (juin 2007-mars 2015).

Conseiller départemental d'Antony, élu en "binôme" avec Véronique Bergerol, le 22 mars 2015. Elu Président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine le 2 avril 2015.

Fonctions politiques :

Ministre délégué aux libertés locales (2002-2004), Ministre délégué à l'industrie (2004-2005), Ministre du Plan de relance (2008-2010)

Secrétaire général de l'UMP (2007-2008). 

Président du Syndicat Paris Métropole le 19 décembre 2014 pour un an, et par voie de conséquence Co-Président de la Mission de Préfiguration de la Métropole du Grand Paris, chargée de mettre en place la Métropole du Grand Paris au 1er janvier 2016.

 

Ma bio personnelle

Je suis né le 26 août 1944 à Fontainebleau, un peu par hasard, mes parents qui habitaient Paris s’y étant réfugiés au fur et à mesure de l’avancée des combats vers la capitale.

Mon père était né à Sivas en Turquie, il est venu en France en 1919, après le génocide arménien de 1915, auquel sa famille a échappé grâce à un voisin turc. Il était ingénieur, avec l’esprit entreprenant (il a découvert la cocotte-minute !), il parlait 7 langues, mais il était très marqué par l’émigration, il m’en a fait comprendre la souffrance et toutes les difficultés à s’intégrer. Il est mort « apatride » puisque les Arméniens rejetés par la Turquie n’avaient pas de nationalité.

Ma mère était française, de Boulogne-sur-mer, elle est morte accidentellement quand j’avais 6 ans. Mes grands-parents maternels et paternels m’ont choyé et aimé, mais rien ne remplace la tendresse d’une mère. J’ai été à l’école communale de La Frette-sur-seine, où avec deux petits Italiens nous étions considérés comme des « métèques » : quand on dit aujourd’hui que l’immigration d’hier c’était différent, on oublie vite les difficultés qu’ont connu les Italiens, les Polonais, les Espagnols,  les Portugais, les Arméniens… L’intégration cela prend forcément du temps. Et la France est un pays vraiment ouvert puisqu’elle a permis que je devienne maire, député et ministre alors que mon père n’était pas français. Cela n’empêche pas que je sois très attaché à mes origines arméniennes. Je raconte tout cela pour donner de l’espoir à mes compatriotes qui ont le sentiment que l’immigration est un danger et à ceux qui en vivent les difficultés.

A 11 ans, mon père, qui voulait que j’apprenne la langue et la culture arménienne, m’a inscrit comme pensionnaire au Collège arménien de Sèvres. L’internat de l’époque était dur, on ne sortait que toutes les 3 semaines. Mais les pères mékhitaristes, certes exigeants, m’ont beaucoup appris et je m’y suis fait des amis que j’ai retrouvés tout au long de ma vie. J’y suis resté jusqu’à la seconde où je suis entré au Lycée Condorcet où j’ai passé mon bac. C’était l’époque de la guerre d’Algérie et je me suis identifié aux Français d’Algérie, expulsés de leur pays natal, comme les Arméniens l’avaient été du leur : la valise ou le cercueil. D’où mon engagement irréfléchi à l’extrême-droite. C’était une erreur de jeunesse, mais la connaissance de l’extrême-droite m’a servi pour ne plus jamais avoir de compromission avec elle : ainsi en 1984, lorsqu’un de mes adjoints à la mairie d’Antony, Jean-Yves Le Gallou, a rejoint le Front national, je lui ai retiré sa délégation et sa place dans la majorité municipale, premier maire de France à avoir pris une position claire.

J’ai eu la chance de rencontrer Raymond Aron, qui m’a ouvert l’esprit : c’est grâce à lui que je suis  devenu libéral et démocrate, que je me suis situé politiquement à droite : la gauche et la droite républicaines sont toutes les deux attachées à la liberté et à l’égalité. Mais quand celles-ci entrent en conflit, ce qui arrive nécessairement, la gauche arbitre en faveur de l’égalité et la droite en faveur de la liberté. Je révère l’égalité, mais, quand il faut choisir, je choisis la liberté. Voilà pourquoi je suis de droite.

Famille

En 1969, j'ai épousé Sophie Vanbremeerch. Nous avons eu 4 enfants, nous avons la chance d'avoir aujourd'hui 10 petits-enfants. Ma famille est le pilier de ma vie. 

Après mes études de droit, je suis devenu avocat et c’est une profession que j’ai exercé avec passion, à la fois parce que le droit est une discipline enthousiasmante qu’on n’a jamais fini de connaître, qui évolue par la jurisprudence tout en restant fondée sur les grands principes du droit naturel, et parce qu’on y découvre que « le diable ne s’est pas fait homme » et que tout homme a droit à être défendu au mieux.

Mais le métier d’avocat m’a aussi fait prendre conscience des imperfections de la loi et m’a ramené vers la politique, cette fois-ci au mouvement gaulliste, à l’UDR dès 1971, puis au RPR à la fondation duquel j’ai participé, enfin à l’UMP. J’ai souvent été un peu marginal dans mon parti, plus libéral, plus européen, plus ouvert sur les questions de société, mais c’est ma famille, je m’y sens bien, nous partageons une histoire et un tempérament, militant et combatif, qui me va.

Antony

En 1978, le RPR dans les Hauts-de-Seine m’a proposé de reprendre une ville devenue communiste en 1977, Antony et j’ai décidé de m’y installer : cela a été une bataille dure et difficile, mais je me suis battu pour que la liberté des Antoniens soit respectée, pour que leur vote soit respecté. Cette campagne a créé une grande solidarité entre tous les membres de notre équipe d’Antony pour tous, solidarité qui dure encore.

J'aime cette ville d'Antony, longtemps méprisée par l'administration parisienne comme une "ville dortoir". Je me suis battu pour que tous s'y sentent bien, pour qu'elle devienne de plus en plus belle et agréable à vivre, pour qu'elle soit animée par sa vie commerciale et économique, pour qu'elle garde sa diversité sociale, pour qu'elle ait une vie culturelle, associative, sportive qui rassemble et élève. Aujourd'hui, grâce à l'action de Jean-Yves Sénant et des équipes municipales qui m'ont succédé, j'ai le sentiment que nous sommes sur la bonne voie et que les Antoniens sont heureux dans une ville qu'ils aiment !

Elu national

Comme député, j’ai longtemps siégé à la Commission des Finances, attentif à l’avenir économique de notre pays : j’ai notamment rédigé dès 1993 un rapport sur le GATT qui expliquait combien la France devait s’adapter à la mondialisation et qu’elle pouvait réussir cette adaptation au bénéfice de tous les Français ; à l’époque le protectionnisme était à la mode et mon rapport ne fut pas bien reçu, mais je n’en renie rien.
En 2002, j’ai été nommé ministre délégué des Collectivités locales, fonction dans laquelle j’ai mis en oeuvre une avancée importante de la décentralisation, et, plus accessoirement, je suis très heureux d’avoir pu simplifier le vote par procuration, malgré l’hostilité de toute l’administration.
Puis ministre délégué à l’Industrie en 2004-2005, je me suis passionné pour la libéralisation des télécommunications et j’ai obtenu par exemple la fin de l’entente sur les SMS.
Enfin, en 2008, ministre de la Relance, je suis fier d’avoir piloté cet « amortisseur de la crise » : les 35 milliards d’investissements utiles ont permis à la France de ne pas sombrer dans la récession, et la Cour des Comptes a salué la rigueur de leur gestion.
Lorsque j’ai été nommé ministre, j’ai dû alors démissionner de la mairie d’Antony pour éviter le cumul des fonctions exécutives : ce sont Raymond Sibille, trop tôt décédé en 2003, puis Jean-Yves Sénant qui m’ont succédé.

Les Hauts-de-Seine

En 2004, j’ai été élu conseiller général d’Antony-nord/Bourg-la-Reine, pour que le département soit plus attentif à notre sud parisien  et à ses habitants.

En 2007, réélu à Bourg-la-Reine/Antony-nord, j'ai succédé à Nicolas Sarkozy à la Présidence du Conseil Général des Hauts-de-Seine. J'ai été réélu en 2008 et 2011.

En 2015,  à la suite du redécoupage cantonal, j'ai été élu conseiller départemental du canton d'Antony en "binôme" avec Véronique Bergerol. La nouvelle assemblée départementale m'a fait l'honneur de me réélire Président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine pour six ans 

Depuis 9 ans je me bats pour que la gestion des Hauts-de-Seine soit exemplaire, à la fois par sa rigueur, son dynamisme, sa solidarité et son rayonnement. 

La première mission du Département, c'est la solidarité avec ceux que l'âge ou la vie à fragilisés, les personnes âgées, les handicapés, les enfants et les jeunes, ceux qui n'arrivent pas à trouver du travail...

Vient ensuite l’action en faveur des collèges pour que tous nos enfants étudient dans de très bonnes conditions (bâtiments, restauration, équipement numérique, …)

Pas un euro d’argent public ne doit être gaspillé pour que ces deux missions premières soient excellemment remplies.

Mais le département doit aussi prévoir l’avenir et dégager les financements nécessaires aux grands investissements pour que le cadre de vie de tous soit amélioré : transports publics, voirie, équipements culturels…