Ce matin commémoration du 93ème anniversaire de l’armistice de 1918 à Antony.
C’est un moment fort de mémoire et de communion dans la ville, auquel nous tenons tous comme le montre la participation nombreuse et diverse des habitants. Comme l’a rappelé Jean-Yves Sénant, 180 jeunes antoniens sont morts au combat lors de ce conflit dans la petite ville qu’était alors Antony.
Cette première guerre mondiale a été atroce, le courage et l’abnégation des soldats extraordinaires : les lettres des « poilus » lues par trois des membres du Conseil des Jeunes Citoyens nous l’ont rappelé dans toute son horreur.
J’ai pensé à Jacques Prévert : "Dis, Barbara, quelle connerie la guerre ! " ou à ce beau film italien Les hommes contre ou Gian Maria Volonte criait : « assez de cette guerre de morts de faim contre des morts de faim ».
De cette guerre civile européenne, la France ne s’est jamais remise. Elle a achevé de s’affaiblir durablement après la saignée napoléonienne qu’elle a subie au XIXème siècle. Ces commémorations nous évitent de perdre la mémoire, elles nous projettent dans l’avenir et nous rappellent la nécessité d’une Europe solide.
Aujourd’hui le Président de la République propose que cette journée soit dédiée à tous les « morts pour la France », sur notre territoire comme dans les opérations extérieures. Les combattants de la guerre 14-18 ont aujourd’hui tous disparus, ceux de la deuxième guerre mondiale sont âgés, mais des soldats meurent toujours pour le France, en Afghanistan, en Afrique, pour protéger la liberté et les droits de l’homme.
Je trouve que c’est une belle idée : une journée solennelle peut mieux faire vivre le souvenir et l’histoire dans les têtes et dans les cœurs de nos enfants que des cérémonies multiples auxquelles ils ne participent guère.
Enfin, cette commémoration est un symbole d’unité nationale : je regrette vraiment que certaines municipalités de notre département aient refusé à des élus de la République de participer dignement à ces cérémonies, parce qu’ils ne font pas partie de leur majorité. La France nous rassemble bien au-delà de ces différences légitimes.

