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EDITO

La crise économique est injuste, elle est importée, elle ne sanctionne pas des fautes majeures de notre pays. Elle nous atteint par ricochet, comme l’incendie qui se propage dans tout le village, maison après maison. Face à cette situation, le président de la République a réagi vite. Il a réagi fort. Et surtout, il a réagi avec pragmatisme. Bien sûr, le plan de relance, dont il m’a fait l’honneur de me confier la mise en œuvre, va entraîner une augmentation du déficit. Mais quand l’incendie se propage, on n’économise pas sur la facture d’eau.

La relance, c’est d’abord un état d’esprit. Dans chacun de nos départements, stimulés par l’initiative de l’Etat, vous verrez des témoignages de cette formidable capacité de rebond et d’inventivité dont la France a toujours su faire preuve dans les moments critiques.

Dans notre département des Hauts-de-Seine, le plan départemental de relance fera ainsi passer l’investissement de 480 à 580 millions d’euros.

Le Département va notamment poursuivre et amplifier son effort d’investissement dans les infrastructures de transports : en 2009, 60 millions d’euros seront consacrés aux routes et 85 millions aux transports en commun, les opérations prêtes à démarrer seront lancées sans attendre.

Ce sera aussi le cas pour le logement, le logement social et le logement étudiant : 48 millions d’euros seront engagés au lieu de 41 millions.

130 millions d’euros en 2009 seront consacrés à la construction et reconstruction de 8 collèges et la mise en valeur comme l’enrichissement du patrimoine culturel bénéficieront aussi d’un effort supplémentaire, pour le parcs départementaux comme pour la Vallée de la Culture (l’île Seguin et le musée Albert Kahn).

Face à la crise, les valeurs du rugby, que porte chez nous Racing Metro 92, l’engagement, l’esprit d’équipe, le sacrifice, le courage, le combativité, le dépassement de soi et la vivacité pourraient constituer le vocabulaire de la relance !

Patrick Devedjian

 

La Chine va s’impliquer dans la crise financière

En attendant la visite en Chine de Nicolas Sarkozy, Président de l’Union européenne, les 24 et 25 octobre prochain pour y coprésider le 7ème sommet de l’Asem, dialogue Asie-Europe, avec les 27 pays-membres, je me suis rendu quelques jours en Chine afin d’y rencontrer des dignitaires chinois et notamment évoquer les conséquences de la crise financière sur l’ensemble du monde.

Vendredi 17 octobre, j'ai rencontré Xi Jinping, Vice-président de la République et membre du comité central du Parti communiste chinois. C’était la première fois qu’un chef de parti politique français rencontrait un si haut dignitaire chinois.

"Crise financière : pour une coopération européenne"

« Nicolas Sarkozy a raison de rechercher une coopération européenne, et en particulier parmi les pays de la zone euro. Affronter le risque systémique en ordre dispersé est un grand danger. L'idéal serait que l'Europe s'entende avec les Etats-Unis sur les moyens de conjurer la crise. Des établissements financiers américains ont émis massivement des créances immobilières douteuses qui ont été recyclées dans l'ensemble du système bancaire international. Comme on ne sait pas très bien qui en sont aujourd'hui les porteurs, la méfiance est générale. Il en résulte une incapacité à se financer entre établissements financiers et toute l'économie en est affectée.

Discours prononcé lors des journées parlementaires de l'UMP à Antibes

On n’a jamais eu autant besoin de l’UMP. Cela peut paraître un peu prétentieux ou décalé en ces temps troublés. Et pourtant. Rarement la confusion des esprits aura atteint un tel niveau. La perte des repères est générale. Aujourd’hui, c’est Bush qui nationalise les banques tandis que Delanoë se déclare libéral…
En 1989, le mur de Berlin s’est effondré et le socialisme, même quand il était démocratique, en a été mortellement atteint. Certains se sont moqués de Fukuyama lorsqu’il a annoncé la fin de l’histoire ; mais aujourd’hui on voit bien que le capitalisme débridé que nous avons connu en matière financière est lui-même en fin de cycle.
Le système économique mondial est à réinventer.

Discours lors de Signature de la Convention « 3000 logements étudiants pour les Hauts-de-Seine »

Permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue à Nanterre.

Je me réjouis de voir le Gouvernement ici pour signer le protocole d’accord liant l’Etat et le département des Hauts-de-Seine, pour formaliser notre engagement réciproque en matière de logements étudiants.

Ce n’est pas un pari, c’est un engagement.

Nous avons entendu monsieur Huchon s’indigner contre le manque de logements étudiants en Ile de France ces derniers jours et brandir l’éternel étendard de la générosité et du « toujours plus » alors qu’en 2008 les crédits régionaux en faveur des étudiants ont diminué de 40%.

Intervention sur le Grand Paris

Paris intra-muros n’est pas à l’échelle de la compétition mondiale

La notion de Grand Paris va de soi dès lors que l’on s’interroge sur la place de notre métropole à l’échelle mondiale : Paris intra-muros, avec à peine plus de 2 millions d’habitants (1) n’est plus maintenant qu’une sorte d’hyper-centre au sein de la métropole, bien moins que ne pesait en son temps le petit quartier du Marais dans le Paris de Philippe Auguste.Notre avenir est intimement lié, les interdépendances sont majeures, nos concitoyens se moquent bien de savoir comment nous nous organisons pour gérer la cité… sauf bien sûr quand le tramway parisien vient leur interdire l’accès à Paris en créant une frontière, certes mouvante, mais bien réelle, préservant la tranquillité de Paris intramuros au dépend de leur propre capacité à accéder aux lieux qu’ils ont à fréquenter.